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Ce que l'atelier prend en charge, ce qu'il ne prend pas

Gunportora travaille le bois depuis 2012 au 169 boulevard Émile Zola, à Limoges. Voici le détail de ce que nous faisons et de ce que nous refusons.

Douze ans de copeaux, pas de sous-traitance

L'atelier a ouvert en 2012. Douze ans plus tard, les mêmes mains manipulent encore la plupart des pièces.

Ce n'est pas un argument commercial, c'est une contrainte de métier : un meuble repris cinq ans après sa sortie se répare plus vite quand celui qui l'a assemblé se souvient du fil du bois, de la colle employée ce jour-là et de l'endroit exact où le panneau avait gauchi.

Nous ne sous-traitons ni la découpe, ni le montage, ni la finition. Nicolas André tient les achats ; il connaît les trois scieries de Couzeix et de Saint-Gence. Jean Bertrand gère le stock : 4 mètres cubes de plateaux séchés, en permanence. Cela évite d'attendre huit semaines un lot de chêne.

Quatre personnes. Pas une de plus.

Céline David tient l'administration et les devis. Nathalie Simon répond au téléphone et à l'accueil.

Aucun de nous ne se déplace pour poser quoi que ce soit. La bibliothèque livrée dans le quartier des Émailleurs arrive montée, calée, prête à être vissée contre un mur. Nous ne vissons pas dans le placo. Nous ne touchons ni au réseau électrique, ni à une canalisation, ni à la structure d'une maison, et cette limite ne se négocie pas selon l'urgence du client.

Douze ans de copeaux, pas de sous-traitance

Ce que couvre la conformité, et rien d'autre

Sur un meuble libre, une étagère, une boîte ou un cadre, la garantie légale de conformité court deux ans à compter de la livraison. Un tenon qui lâche, un panneau qui se fend sur un nœud mal situé : vous revenez avec la pièce, nous la reprenons.

Le délai dépend du désordre. Un tiroir qui frotte se règle dans la journée. Une traverse fendue sur un banc de 1,80 mètre demande une quinzaine de jours.

Nous ne donnons aucune date sur un meuble que nous n'avons pas encore vu.

Rien de tout cela ne s'applique à une restauration.

Une cliente de la rue François-Perrin apporte un fauteuil de famille décapé par un précédent réparateur. Nous remettons en état ce que le bois permet, et rien de plus. Le siège peut casser à nouveau. Le placage peut se décoller là où l'humidité l'a attaqué. Le devis porte le mot « aléa » à côté des postes concernés.

Nous ne couvrons ni la solidité d'un assemblage simplement consolidé, ni la tenue d'une dorure sur un cadre du XIXe siècle, ni la disparition d'une odeur de vieux bois.

Ce que nous ne ferons jamais

Nous ne réparons pas de véhicule. Pas même une galerie en bois sur un fourgon.

Nous ne touchons pas aux circuits frigorifiques. Cela exclut la vitrine réfrigérée et la chambre froide de restaurant, demandes qui reviennent deux ou trois fois par an, en juin, au moment où les terrasses rouvrent et où le patron s'aperçoit que sa porte frotte depuis l'automne sans qu'il ait appelé personne.

Pas de bâti non plus. Ni charpente, ni escalier fixe, ni fenêtre, ni plancher cloué.

Aucun pesticide, aucun biocide ne sort de l'atelier. Un meuble infesté de vrillettes est refusé ; nous indiquons un spécialiste du quartier de la Bastide.

Un meuble plaqué trop abîmé pour valoir la dépense, nous ne le réparons pas. Céline David vous le dira au téléphone, avant tout déplacement inutile.

Quand quelque chose ne va pas

Le premier réflexe est le téléphone.

Le 05 23 93 19 43 sonne du lundi au vendredi entre 9h00 et 18h00, et le samedi jusqu'à 13h00 ; Nathalie Simon note la demande, la date d'achat et le désordre, puis transmet à l'atelier, mais le dimanche personne ne relève les messages, ce qui explique certains lundis matin chargés où quatre boîtes vocales attendent avant même que la scie ne démarre.

Un courriel à [email protected] fonctionne aussi, avec une photo du problème. Une photo floue de charnière nous fait perdre une semaine. Une photo nette avec une règle posée à côté du défaut nous fait gagner trois échanges.

Jean Bertrand examine la pièce revenue à l'atelier. Céline David rappelle sous deux jours ouvrés : réparation, remplacement du panneau, ou refus motivé.

Un cadre doré tombé parce que le crochet fourni n'a pas tenu donne lieu à une réparation, pas à un débat. Un meuble laissé deux hivers dans un garage humide du Palais-sur-Vienne sort du cadre de la conformité, et nous le dirons.

Ni service de dépannage, ni hotline. Les délais suivent la charge de l'atelier, plus lourde en septembre et en janvier qu'en août.

Qui répond, au fond

Aucun centre d'appel. Aucune plateforme.

Quatre personnes à Limoges, dont deux qui parlent directement de bois : Nicolas André suit les fournisseurs et les délais, Jean Bertrand juge l'état d'une pièce, Céline David engage la réponse commerciale, Nathalie Simon tient le fil des rendez-vous entre l'accueil et l'établi.

Gunportora SASU ne revendique aucune adhésion à un organisme professionnel, aucune certification, aucun agrément.

L'atelier est là depuis 2012. Mêmes murs, mêmes gestes. Il répond pendant les heures d'ouverture.

6services décrits
14ans d'activité