Ce que nous mesurons vraiment
Trois carnets de commandes et un tableur tenu par Céline David, à l'administration, fournissent les chiffres qui suivent : délais entre le dépôt du projet et la livraison, taux de reprise après livraison, temps passé sur les meubles qui ne partent pas.
41 meubles libres ont quitté l'atelier entre le 4 janvier et le 28 juin 2024.
Trente-trois sont partis dans la fenêtre annoncée. Huit ont glissé.
Trois à cause d'un approvisionnement en chêne rouge venu d'un scier de Couzeix, deux parce qu'un panneau s'est voilé après collage, deux par sous-traitance de placage, une parce que nous avions mal lu le plan du client. Chaque glissement a été noté, daté, et discuté le lundi suivant avec Jean Bertrand, qui tient le stock.
Les délais, mesurés sur deux saisons
Sur la période du 1er septembre 2023 au 31 août 2024, nous avons annoncé un délai moyen de 34 jours ouvrés pour une pièce sur mesure. Le délai réel moyen s'est établi à 39 jours.
L'écart vient surtout des semaines de novembre et décembre, quand l'atelier reçoit plus de commandes qu'il ne peut en traiter, alors qu'en janvier et février le délai réel retombe à 31 jours et que le carnet se vide plus vite que prévu.
Le taux de livraison dans les délais a été de 80,5 % sur l'année.
En mars 2024, il est monté à 92 %.
En novembre 2023, il est descendu à 67 %.
Nous n'avons pas réussi à faire mieux sur le premier trimestre 2024. La raison est simple : nous avons accepté deux chantiers de restauration en même temps, et ces deux-là ont mangé l'atelier.
La restauration de bois anciens
Un quart de notre activité environ tient à la restauration : meubles, portes intérieures déposées, cadres, objets en bois. Jamais des bâtiments, des véhicules ou des circuits électriques.
57 pièces sont entrées en restauration entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024.
Quarante-neuf sont reparties chez leur propriétaire. Les huit autres sont restées plus de six mois.
Quatre attendaient une décision du client, deux manquaient d'une essence introuvable en stock, une a été refusée après examen parce qu'un traitement chimique antérieur rendait le travail impossible, une a été abandonnée par le client.
Nicolas André, qui suit les achats, note que le chêne de pays arrive plus régulièrement depuis mars 2023, mais que le noyer reste le point faible et que nous achetons encore trop au coup par coup.
Ce qui n'a pas fonctionné
Du 1er mars au 30 juin 2023, nous avons essayé un créneau de dépôt le samedi après-midi. Trente-deux rendez-vous ont été pris. Vingt et un clients sont venus.
Le créneau a été supprimé.
Nous avons aussi testé des devis types envoyés sous 48 heures. Le taux de signature est resté à 28 %, contre 41 % pour les devis rédigés après visite. Nous avons gardé la visite.
Une troisième tentative : sous-traiter la finition à un atelier de Saint-Junien. Deux lots sur cinq sont revenus avec des teintes différentes.
Nous avons arrêté en avril 2023.
Le bois, les quantités, les pertes
Le stock est tenu par Jean Bertrand. Sur l'exercice 2024, nous avons acheté 3,4 mètres cubes de chêne, 1,1 mètre cube de frêne et 0,8 mètre cube de noyer.
La perte au débit tourne autour de 17 % sur le chêne et de 24 % sur le noyer, parce que les plateaux sont plus irréguliers ; ces chiffres ne bougent pas depuis trois ans, malgré deux changements de fournisseur et un essai de sciage plus lent qui n'a rien amélioré.
Nous ne promettons évidemment aucune économie sur cette base.
Un client qui vient avec un plan précis et des cotes stables passe plus vite qu'un client qui hésite. C'est tout ce que nous pouvons dire.
Accueil, téléphone, courriel
Nathalie Simon tient l'accueil au 05 23 93 19 43 et relève le courriel [email protected]. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, l'atelier a reçu 612 appels et 388 courriels.
Les appels du lundi matin sont les plus longs : moyenne de 7 minutes 40, contre 4 minutes 10 en fin de semaine, et l'atelier reste fermé au public jusqu'à 9h00 ce jour-là.
Un courriel sur cinq environ demande une intervention sur un immeuble, une portance ou une installation technique. Ces demandes ne sont pas comptées comme des commandes.
Nous refusons.
La règle ne changera pas.
Les horaires et le rythme de l'atelier
L'atelier ouvre du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00, et le samedi de 9h00 à 13h00. Le dimanche, c'est fermé.
La production réelle se concentre entre 9h30 et 15h30, car après 16h00 le travail sur machines devient risqué et nous préférons les finitions à la main, plus lentes mais plus sûres sur les pièces cintrées ou plaquées.
Depuis 2012, le nombre de personnes n'a pas dépassé quatre : Nicolas André, Jean Bertrand, Céline David et Nathalie Simon.
Nous ne recrutons pas et nous ne sous-traitons plus la finition.
Ce qu'un client peut vérifier lui-même
Un client peut demander à voir le carnet de commandes, les dates de livraison réelles et les pièces en attente. C'est plus utile qu'une brochure.
Il peut aussi venir à l'atelier, 169 boulevard Émile Zola, à Limoges, où nous montrons le bois en stock, les chutes et les pièces en cours ; un essai de teinte est possible sur un échantillon de 12 centimètres sur 20, fourni par le client ou pris dans notre stock.
Sur les 41 meubles livrés au premier semestre 2024, 36 n'ont demandé aucune reprise. Les cinq autres ont été corrigés dans les 12 jours ouvrés suivant l'appel.
Aucun n'a été refusé.
Nous ne garantissons aucun résultat général, ni délai identique d'un projet à l'autre, car les conditions de chaque pièce changent le travail.
Gunportora SASU exploite ce site à l'adresse gunportora.click et cet atelier unique. Il n'existe ni succursale, ni second atelier, ni antenne ailleurs.